Melun en Mouvement
Les Mézereaux
A
rmement de la police municipale
10Mai
2010

La sécurité des personnes et des biens est un pouvoir régalien de l’Etat. En clair, cela veut dire que les polices municipales n’auraient pas dû être créées car leur seule fonction est de suppléer aux carences  de l’Etat en la matière.

Alors que le nombre de policiers nationaux stagne, ceux des polices municipales augmentent. En effet, il y a 59 agents des forces de l’ordre de plus depuis dix ans : en 1998, il y avait 222 000 policiers et gendarmes contre 222 059 en 2008. Pendant ce temps-là, la population a augmenté de 6% et les actes de violence ont explosé. On comptait 1 gendarme ou policier pour 409 habitants en 1998, contre 1 pour 753 en 2008. La sécurité, une priorité du gouvernement ? (Source Alain Bauer et Christophe Souliez, criminologues).

Parallèlement, le nombre de policiers municipaux s’est accru de manière substantielle : 18 172 policiers en 2007, principalement dans des communes d’Ile-de-France. Les 377 polices municipales d’Île-de-France représentent 11 % de l’ensemble des polices municipales françaises (3 452).

 

Pour les Melunais, ils paient ainsi 2 fois, une fois pour la police nationale par les impôts sur le revenu et une fois pour la police municipale par la taxe d’habitation.

Outil central de la politique de prévention de la délinquance, la police municipale est un outil financièrement coûteux. Le coût moyen d’une police municipale est de 25 euros par an par habitant.

 

La question du port d’arme demeure, encore aujourd’hui, un sujet particulièrement sensible au sein des polices municipales et pour les élus. Au regard de la dangerosité des interventions des policiers municipaux, cette question mérite débat que nous n’avons pas eu à la ville de Melun.

Même s’il s’agit du pouvoir du maire d’armer sa police municipale, pourquoi ne pas avoir informé les élus de Melun de sa réflexion et de sa décision ?

En effet, c’est par la voix d’un journaliste que j’ai appris cette décision mais comme aiment à le répéter les élus de la majorité : « voilà la différence entre une majorité et une minorité ». Les conseillers municipaux de l’opposition, élus démocratiquement par les Melunais, n’ont pas accès à l’information, ne sont pas invités à toutes les manifestations, n’ont pas connaissance de manière détaillée des projets de la ville.

Est-ce par peur du débat ? Pourquoi prendre des décisions en catimini si l’on estime qu’elles sont bonnes pour tous les Melunais ?

Pour notre part, nous déplorons encore une fois le manque de transparence des décisions prises notamment dans ce domaine. Nous ne sommes pas opposés à l’armement des policiers municipaux, très encadré par la loi mais il aurait été intéressant de pouvoir en débattre d’autant que cela fait suite à un investissement de plus d’1 million d’euros dans la vidéosurveillance.

 
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