
Après une campagne électorale, les promesses et les écrits restent. Parmi les engagements pris par le maire et son équipe en mars dernier, il en est un qui nous touche particulièrement : les commerces de proximité. En effet, ils sont l’âme de notre ville et apportent la vie, les échanges, le dynamisme économique, le lien social. En un mot, ils sont indispensables à l’équilibre de toute ville.
Pour ceux qui connaissent Melun depuis de nombreuses années, le constat est clair, le centre-ville se vide petit à petit de ses commerces, sans parler de nos commerces de quartier qui périclitent.
Pourtant dans son bilan 2001-2008, la majorité actuelle s’honorait déjà d’actions dans le domaine économique et commercial telles que : « création d’un comité local du commerce, de l’esplanade du marché de Montaigu, de la zone franche urbaine, mise en place d’une nouvelle signalétique, implantation d’un supermarché en centre-ville ». Les Melunais ont conscience des faiblesses de ces résultats.
« Compléter et diversifier l’offre commerciale ; faciliter l’implantation des lieux de convivialité (par exemple pubs et brasserie) ; consolider l’offre commerciale sur Melun par la venue de nouvelles enseignes notamment dans le secteur culture et loisirs. ».
Nous soutenons ces idées, mais qu’en est-il ? Une enseigne culture et loisirs va bien s’installer mais…à Villiers-en-Bière ; il est toujours difficile de trouver une brasserie pour dîner à Melun après 23 heures ; les commerces ne se diversifient pas, bien au contraire, ce sont des commerces de services, utiles mais trop nombreux, ou des commerces vendant les mêmes produits ou presque.
Sans pouvoir échapper à la concurrence des grandes surfaces qui entourent notre agglomération, il manque, aux élus majoritaires, une ambition pour notre ville qui, petit à petit, perd son statut de ville- préfecture : où se trouve l’ANPE ? Les Assedic ? La future chambre de commerce et d’industrie ? Le futur « espace de divertissement » avec salle de spectacles, restaurants, cinémas ? ...
Malheureusement, pas à Melun.
Quant aux commerces, nous préconisons l'utilisation de droit de préemption des cessions de fonds de commerce, artisanaux ou de baux commerciaux. Ce dispositif permet, depuis 2007, aux communes de se doter d’un outil de lutte contre la disparition du commerce de proximité, d'organiser son tissu économique et social. Nous ne pouvons que constater l'absence d'une indispensable volonté politique dans ce domaine.




