Les finances locales sont complexes, c'est pourquoi nous avons tenté d'expliquer le budget de la ville afin que chacun puisse appréhender au mieux les enjeux budgétaires.
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Budget d'une ménage
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Budget d'une ville
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Vocabulaire
budgétaire |
Salaires, retraites, revenus fonciers, revenus de valeurs mobilières, allocation familiales, aides diverses
Loyer, alimentation, habillement, électricité, téléphone, loisirs, assurances, etc. |
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Impôts locaux directs (Taxes d'habitation, sur le fonction bâti et non bâti, sur les ordures ménagères) et indirects (taxe additionnelle aux droits de mutation et taxes diverses), dotations versées par l'état.
Salaires des agents municipaux, subentions aux associations, intérêts des emprunts, frais généraux de fonctionnement (électricité, téléphone, etc.). |

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Les recettes de fonctionnement (ou recettes courantes)
Les dépenses de fonctionnement (ou dépenses courantes) |
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Epargne, vente d'un bien, emprunt, héritage
Construction ou achat d'un logement, acquisistion d'une voiture, achat de meuble ou d'électroménager, remboursement d'emprunt, etc. |
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Autofinancement, subventions et dotations reçues (de la Région, du Département, de l'Etat ou de l'Europe), emprunt.
Travaux qui contribuent à l'augmentation et à l'entretien du patrimoine communal (nouvelles écoles, équipements sportifs et culturels, voirie), remboursement du capital des emprunts. |

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Les recettes d'investissement
Les dépenses d'investissement |
Comment se présente le budget ?
Le budget municipal se compose de deux sections distinctes :
- une section de fonctionnement, correspondant aux recettes et aux dépenses d’activités des services communaux. Les recettes sont composées, entre autres, des impôts locaux, comme la taxe d’habitation. Et les principales dépenses sont celles de personnel.
- une section d’investissement, correspondant aux recettes et aux dépenses à moyen ou long terme pour le patrimoine communal. Ainsi, dans cette section, on trouve les emprunts et les travaux d’aménagement
Chacune de ces sections doit être équilibrée, c’est-à-dire que les recettes doivent être égales aux dépenses.
Les chiffres-clés de la ville de Melun
(source = ministère du budget)
Trois données importantes pour évaluer la gestion de la ville :
- L’endettement
- Les dépenses et recettes de fonctionnement
Les investissements
Endettement de la ville de Melun :
(Euros/habitants)
| Encours de la dette au 31/12/N |
Melun |
Moyenne
de la strate*
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| 2008 |
65 123 000 |
1 760 €/hab |
1 072 € |
| 2002 |
53 641 000 |
1 449 €/hab |
1 084 € |
*moyenne de la strate = moyenne des villes de même importance que Melun
La dette se dégrade d’année en année et a augmenté en 6 ans de 17,6%.
Par conséquent, elle pèse de plus en plus sur les ménages melunais avec 1760 € par melunais.
On peut, par ailleurs, constater que l’écart entre l’endettement par habitant pour des communes similaires et l’endettement des Melunais s’est accru entre 2002 et 2008 : 688 € en 2008, 385 € en 2002.
Les recettes et dépenses de fonctionnement
(Euros/habitants)
Les constatations sont les mêmes que pour la dette ; dégradation des recettes perçues et accroissement des dépenses, cela a pour effet de réduire la capacité d’autofinancement de la ville. Cela signifie que pour mener à bien les engagements pris lors de la campagne municipale, 2 options s’offrent à la majorité : l’augmentation des impôts ou le recours à l’emprunt.
| Les recettes de fonctionnement |
Melun |
Moyenne
de la strate
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| 2008 |
64 454 000 |
1 742 €/hab |
1 321 € |
| 2002 |
56 156 000 |
1 518 €/hab |
1 210 € |
| Les dépenses de fonctionnement |
Melun |
Moyenne
de la strate
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| 2008 |
62 407 000 |
1 687 €/hab |
1 230 € |
| 2002 |
51 114 000 |
1 382 €/hab |
1 108 € |
Les investissements
(Euros/habitants)
Les investissements sont en nette baisse : - 36% entre 2002 et 2008. Là encore, la question des investissements à venir se pose, comment les réaliser avec un endettement aussi élevé et des recettes en baisse ?
| Les investissements |
Melun |
Moyenne
de la strate
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| 2008 |
14 740 000 |
398 €/hab |
498 € |
| 2002 |
22 914 000 |
619 €/hab |
511 € |
En conclusion, tous ces indicateurs budgétaires sont au rouge.
La situation se dégrade d’année en année et cela s’est traduit par une augmentation importante des impôts locaux et une hausse des tarifs des services à la population, avec une dette très importante ; C’est pourquoi, notre groupe, lors de la présentation du budget 2009, a voté contre les propositions budgétaires de M. le Maire et de son équipe.