Lors du conseil municipal d'octobre 2008, M. le maire a fait le choix de l’opacité envers ses administrés dans le cadre de la majoration du coefficient d'occupation des sols, sujet technique mais essentiel pour l'aménagement de notre ville.
En effet, sous couvert de se conformer aux règles de la rénovation urbaine qui impose à la ville de construire des logements sociaux en dehors du champ d’action de l’ANRU (c’est-à-dire le nord de Melun), le coefficient d’occupation des sols (COS) va être majoré de 50% pour permettre la réalisation de programmes de logements sur un périmètre qui représente un tiers de la ville de Melun. Cela offrira des possibilités de construction beaucoup plus dense que celles existantes, aboutissant à un mode d’urbanisation de type différent de l’habitat pavillonnaire actuel.
Ce périmètre comprend les quartiers de Melun sud/Front de Seine, l’Almont, la rue Saint-Liesne, la partie haute de la rue Aristide Briand jusqu’à la rue Saint-Barthélemy.
Tout en réaffirmant l’utilité et les bienfaits de la mixité sociale, nous avons indiqué notre souhait que cette démarche soit faite en toute légalité et en toute transparence pour que les Melunais y soient totalement associés.
Légalité. En effet, un conseil municipal est autorisé à majorer le COS, sous réserve de ne pas porter atteinte à l'économie générale du plan d'occupation des sols (POS). Comment prétendre que l'économie du POS n'est pas atteinte quand le tiers de la superficie de Melun est concerné par cette majoration ?
Transparence. Sous la forme d’une délibération technique, M. le maire a choisi de ne pas consulter les Melunais. A partir du moment où cette majoration remet en cause l’économie générale du POS, il est nécessaire de le réviser. Qui dit révision, dit enquête publique !
Pourquoi éviter d’informer et de concerter les Melunais sur un sujet aussi important concernant leur cadre de vie? Que vont penser les Melunais de ce manque d’informations ?
Pour ces raisons, nous nous sommes abstenus sur cette proposition. Ce vote ne remet pas en cause la nécessité de la mixité sociale qui, à nos yeux, arrive bien tardivement alors que M. le maire aurait pu se préoccuper de l’harmonie de la ville de Melun et du bien-être de ses habitants depuis fort longtemps, puisqu’élu depuis 1977.