Le Grenelle de l’environnement a marqué la prise de conscience des responsables politiques de la nécessité de protéger notre environnement et nos ressources. Si l’Etat est reconnu comme l’acteur principal et le fédérateur de mesures environnementales, il appartient aux communes de s’y engager de manière volontaire et ambitieuse.
Qu’en est-il à Melun ?
Jusqu’à présent, beaucoup de déclarations d’intention et une certaine agitation autour du développement durable.
Or, que découvrons-nous, pêle-mêle, dans « Melun Magazine » de novembre 2008, sur les actions menées par la municipalité depuis mars 2008 en matière de développement durable :
- La création prochaine d’un comité consultatif du développement durable
- Une réflexion pour élaborer un agenda 21
- L’étude d’un plan de déplacement urbain en site propre
- La réfection de trottoirs
- La valorisation des produits du terroir
- Des locaux d’accueil pour les sans abris
- Des services d’accompagnement des personnes âgées et handicapées
- Un projet de coopération avec le Bénin
Force est de constater que certaines de ces mesures ne relèvent pas du développement durable ou n’en retiennent qu’un des nombreux principes, et que les autres sont notoirement insuffisantes au regard des enjeux en la matière. Certes, la semaine du développement durable est un évènement louable mais sur 365 jours, c’est peu…
Aujourd’hui, les Melunais sont en droit d’attendre que M. le Maire et son équipe mettent en œuvre des actions d’envergure permettant à chacun de prendre conscience de l’urgence qu’il faut produire autrement, consommer autrement et vivre autrement pour préserver les générations futures..
Nous resterons attentifs à ce que M. le Maire impulse réellement cette démarche dans la gestion de la ville et de ses services par la mise en place d’actions concrètes.
Melun passerait alors de l’esprit du développement durable à la pratique